LES LANTERNES OUBLIÉES

OU ALLÉGORIE D’UNE PLANÈTE EN QUÊTE DE LUMIÈRE

 

D’ANGÈLE SÉGUIN   > 1999

MOT DE L’AUTEURE

Si les contes, les films, les romans, les pièces de théâtre nous proposent des héros, des princes et des méchants, ici je parlerai de ceux qui ont dit non; de ceux à qui on a dit non; de ceux qui vivent la rienitude. De ceux et celles qui partout doivent attendre, mais que personne n’attend jamais et dont l’univers intérieur semble n’être qu’un immense désert. Ne cherchons pas de victimes, voyons-y plutôt des chercheurs d’or qui ne demandent qu’à devenir ouvriers et chevaliers de l’humanité. Ce texte est une vision, un regard sur l’univers intérieur des personnes itinérantes à un moment donné de leur vie; à un moment donné de la mienne : vision du monde, de l’amour, de la peur, de la solitude, du suicide, de la liberté, de la spir­itualité… Vision qui, je le souhaite grandement, sera élargie, enrichie, transformée avec ce que chacun et chacune en fera. Accueillons-les sans attente autre que celle de nous laisser porter vers le pont d’où il sera possible d’apercevoir ces lanternes qui bril­lent. Et si cela permet, l’espace de quelques heures seulement, de donner un peu de gloire à ceux qu’on daigne à peine regarder, pourquoi pas?


Sur un plateau évoquant les deux Amériques, quatorze personnages (10 comédiennes et comédiens) prennent la parole en français, parfois en anglais, en espagnol ou en amérindien. Ils entrecroisent leurs histoires, se répondant souvent d’un pays à l’autre, chantent et dansent leurs peines et leurs espoirs. LES LANTERNES OUBLIÉES OU ALLÉGORIE D’UN PLANÈTE EN QUÊTE DE LUMIÈRE ne laisse pas indifférent avec sa structure dramatique éclatée, son décor rustre et dépouillé, son texte dense, évocateur et troublant.

Cette création se veut un tissage entre les humains, entre les milieux, entre les cultures…  Cela est vrai dans le contenu et la forme de la pièce, mais aussi dans la démarche de diffusion. Ainsi, nous cherchons à nous associer de très près aux milieux visités et à créer des liens significatifs importants entre l’art et la collectivité.

 

Les lanternes oubliées


 

LES CRÉDITS

Texte, mise en scène et direction artistique Angèle Séguin │ Interprètes Lilie Bergeron, Ilia Castro, Serge Alain Cambronne, Anne Dansereau, Pier Laflamme, Alexandre Leclerc, Marcel Lieutenant, France Morin, Karyne Picard, Andrée Soucy, Stéphane Zuchosky │ Mouvement et chorégraphie Catherine Archambault │ Costumes et accessoires  Sylvie Baillargeon │ Décor et éclairage Jean Francoeur │ Musique, rythmes et chants Guy Richer │ Photos Lise Genest

Graphisme et conception des outils de communication Tatou Communication visuelle