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Notre histoire

Fondé à Sherbrooke en 1998 par des visionnaires issus des arts de la scène et de divers horizons de
la société civile, le Théâtre des Petites Lanternes a rapidement captivé les esprits par sa créativité et ses oeuvres issus d’une pratique artistique engagée.
Au fil des ans, les créateurs qui ont gravité autour du TPL ont sans cesse repoussé leurs limites pour trouver des moyens novateurs d’aborder une pratique artistique engagée et pour donner naissance à nos œuvres. La première création fut Les Lanternes oubliées ou Allégorie d’une planète en quête de Lumières est une une œuvre signée par Angèle Séguin qui en assume également la mise en scène.

Angèle

Séguin

Fondatrice et directrice artistique
1998-2024

2023-2024

Angèle Séguin, directrice artistique et fondatrice du Théâtre des Petites Lanternes annonce qu’elle quittera la direction artistique pour faire place à la relève. Une transition qui a été mûrement réfléchie et planifiée pour assurer la continuité et l’actualisation des principes fondateurs de la compagnie. La nouvelle codirection artistique, assurée par Kristelle Holliday et Cyril Assathiany, épaulée par Véronique Barbara Viens à la direction générale, verra à développer sa vision et ses projets en continuité du travail artistique et dramaturgique propre à la compagnie.

2022-2023

La Première de Projet Monarques a lieu le 8 novembre 2022 à Sherbrooke. Traduit en anglais, au printemps 2023 le spectacle entreprend une première tournée au Québec dans les deux langues puis à l’automne la tournée se déplace vers l’Ontario, les Maritimes et revient au Québec. Grâce à l’acquisition d’une structure autoportante qui rend le spectacle entièrement automne, nous pouvons nous déplacer dans des lieux très diversifiés. Invité par la 2e Division de la Défense Nationale, des représentations ont lieu dans sur les Bases militaires. D’autres dans des salles conventionnelles. Au total, 40 représentations ont rejoint plus de 8000 spectateurs et spectatrices du monde civil et dans le monde militaire. Cette création fait aussi l’objet de recherche de trois universités : l’Université de Sherbrooke, l’Université de Chicoutimi et l’Université du Québec à Montréal.

Territoires : Réunir l’Art et la nature. Avec cette nouvelle proposition, Kristelle Holliday souhaite contester notre appartenance au territoire, notre lien avec la nature et la place de l’humain dans son environnement. Cette nouvelle création de théâtre de paysage veut offrir une manière de repenser le monde qui nous entoure afin de poser un regard plus attentif aux infimes éléments qui le composent. Inspirées de multiples lectures, de créations artistiques, de réflexions scientifiques et philosophiques et de temps passé sur le territoire estrien, les artistes Kristelle Holliday et Amélie Lemay-Choquette ont invité la population à une multitude de rencontres pour interroger la place de l’humain dans l’écologie de notre planète. Nous avons passé́ de longs moments à bâtir nos partenariats, à avoir de grands moments de lecture pour bien comprendre les enjeux autour des arts et de l’environnement et développer le visuel autour du projet. Nous avons utiliséé l’événement la Nuit des Idées comme premier laboratoire d’exploration pour Territoires afin d’offrir des opportunités de création avec des artistes que nous ne connaissions pas. Les activités se sont multipliées à partir de janvier 2023, notamment avec une résidence d’écriture dirigée par André Gélineau.

À l’hiver 2023, la direction artistique invite Emmanuelle Laroche pour rejoindre l’équipe à titre d’artiste invitée pour l’année 23-24 afin de mener à bien son travail dramaturgique avec la nouvelle création qui l’habite.

En novembre 2023 le Théâtre des Petites Lanternes ouvre les activités de son 25e anniversaire avec la relecture de l’œuvre fondatrice Les Lanternes oubliées ou Allégorie d’une planète en quête de Lumière revisitée par Angèle Séguin et Paul Lefebvre.

2018-2021

En 2018, c’est la tournée de Bongo Té, Tika en RDCongo. 69 spectacles sont présentés entre la mi-février 2018 et mars 2019 et plus de 37 210 personnes ont été rejointes.

En 2018 Kristelle Hollyday toujours directrice générale, assume dorénavant une codirection artistique en prenant entièrement la barre de Rivières de Lumières et de Quatre-Quarts. En plus de contribuer au développement artistique du TPL, elle poursuit sa recherche-création sur le Théâtre de paysage dans l’espace urbain. La même année, une première création de Théâtre de Paysage Quatre-Quart, voir le jour sous la direction artistique de Kristelle Holliday en collaboration avec LaboKracBoom, la Société d’histoire de Sherbrooke et La Maison des arts de la parole. Quatre-Quarts est une expérience théâtrale interactive et immersive qui nous permettra de découvrir, au cours des trois années à venir, les visages et anecdotes du passé, du présent et imaginer mêmes celles du futur de quatre microquartiers du centre-ville de Sherbrooke, qu’on a nommé à notre manière. Pendant la première année (2018), le projet a passé par plusieurs phases de recherche, de création et d’animation publiques dans le Quartier Alexandre, le Quartier des Musées, le Quartier de la Création, et le Quartier de la Cathédrale. La deuxième année (2019) donnera place à des fêtes de quartiers inspirées des promenades de la première année, et le tout sera conclu la troisième et dernière année du projet (2020) au travers la grande promenade théâtrale qui se déroulera au centre-ville de Sherbrooke. Andréanne Joubert s’est jointe à Kristelle Holliday pour l’écriture du texte et Tamara Brown a dirigé la mise en scène.

En 2019, une autre création avec La Grande Cueillette des Mots voit le jour, le Projet Monarques. Le lancement a eu lieu l’année suivante, en 2020, en plein début de pandémie de COVID 19. Projet de théâtre bilingue, à l’échelle canadienne, cette nouvelle création vise à donner une voix à des vétéran.e.s, à des familles de militaires et à leurs proches à propos de leurs blessures liées au stress opérationnel et post-traumatique, de leur marginalisation et des innombrables répercussions sur eux-mêmes, sur leur entourage et auprès de la collectivité. En 2021, des ateliers d’écriture dirigés ont lieu d’un bout à l’autre du Canada pour récolter les histoires de plus de 200 hommes et femmes vétéran.e.s, militaires et leur famille.

Au cours de l’année 2019-2021, Amélie Bergeron est invitée à la compagnie à titre de codirectrice invitée dans la perspective du développement artistique de la relève. Elle se joindra aussi à Angèle Séguin pour le projet Monarques avec qui elle coécrit la pièce Projet Monarques avec l’accompagnement de Paul Lefebvre. Elles participent à la résidence de la Salle des Machines du CEAD à l’automne 2021.

2014-2017

En février 2014, à la suite de la tragédie du 6 juillet 2013, le CSSS de Lac-Mégantic et l’équipe de rétablissement mise en place avec le soutien de La Croix-Rouge ont interpellé le Théâtre des Petites Lanternes pour évaluer la faisabilité d’un projet de création avec La Grande Cueillette des Mots sur tout le territoire de la MRC du Granit. Une nouvelle création se met en marche, des ateliers de lanternes et des ateliers d’écritures sont réalisés sur tout le territoire. Après avoir reçu et condensé tous les Carnets de parole, Angèle Séguin, avec la collaboration de Paul Lefebvre écrit la pièce Comme un grand trou dans le ventre qui sera produite à Lac-Mégantic à l’automne 2015.

Un nouveau volet de création prend forme en 2015. Kristelle Holliday développe Rivières de Lumières, un festival festif et féérique, inspiré du concept des parades du Welfare State International. Bien ancré au centre-ville, le festival propose trois activités principales : les ateliers de lanternes, un déambulatoire et un marché de nuit haut en couleur ! Rivières de Lumières souhaite à offrir des instants de rencontres et d’émerveillement à tous les citoyens et citoyennes de la région.

En 2015, Bongo Té, Tika (Pas comme ça, arrête !) prend naissance à la demande d’Oxfam-Québec pour utiliser La Grande Cueillette des Mots, en République Démocratique du Congo sur la question des violences faites aux femmes et aux filles. En 2017, 600 femmes et 210 hommes de 10 Communes de Kinshasa ont accepté d’écrire sur leur réalité dans les Carnets de parole. Angèle Séguin et Marie-Louise Bibish Mumbu, autrice congolaise ont coécrit Bongo Té, Tika. En octobre de la même année, l’équipe artistique congolaise a séjourné un mois à Sherbrooke pour une résidence de création.

À l’été 2017, après avoir vu Comme un grand trou dans le ventre, le Comité des Vétérans des Cantons de l’Est nous a interpellé pour voir à la possibilité d’une création qui traite de la stigmatisation autour des blessures liées au stress opérationnel et post-traumatique, que vivent des vétéran. e. s, et des militaires, de leur marginalisation et des innombrables répercussions sur eux-mêmes et sur leur entourage.

2008-2013

De 2008 à 2009, Angèle Séguin écrit la pièce Ni noir, Ni blanc. Le parcours sinueux d’hommes et de femmes qui ont choisi l’engagement religieux dans les années 1950. Ni noir, Ni blanc est présentée à Sherbrooke à l’automne 2009. Cette création est la dernière d’un cycle appelé Les Grandes Créations.

En 2008 Angèle Séguin est invitée par IDEA pour se rendre à Londres afin de participer à des échanges internationaux en plus d’offrir un atelier à des artistes avec sa démarche de création de La Grande Cueillette des Mots. Au même moment IDEA lui offre de mettre en place pour 2010, au Brésil, une création internationale de La Grande Cueillette des Mots. En 2009 des Carnets d’écriture sont envoyés sur les 6 continents : 900 jeunes âgés de 18 à 30 ans dans 30 pays et en 5 langues y ont participé. Les Carnets complétés reviennent à Sherbrooke pour être condensés avec une équipe internationale. Avec la collaboration de Viviane Champagne, Angèle Séguin a écrit Le Soleil se lève sur une langue jeunesse. En juillet 2010, elle dirige les répétitions au Brésil. Le Théâtre des Petites Lanternes et IDEA coproduisent Le Soleil se lève sur une langue jeunesse en 5 langues, au cœur de l’Amazonie, avec 26 artistes de 26 pays.

En septembre 2010, à la suite du Séisme en Haïti, la Fondation One Drop et Oxfam-Québec sollicitent le Théâtre des Petites Lanternes pour donner une voix à celles et ceux qui ont vécu le séisme en collaboration avec la compagnie Atelier ToTo B. En 2011, Angèle Séguin a dirigé des ateliers d’écriture à la Maison d’Haïti à Montréal et en Haïti dans les camps de réfugiés, dans la rue, dans les écoles, etc. Après la condensation des textes, elle coécrit Ayiti, Pawòl lapli ak lakansyèl./Haïti, Mots de pluie avec Dieuvéla Étienne. Entre 2012 et 2013, il y eut plus de 275 représentations en milieu urbain et en milieu rural. Près de 70 000 Haïtiens et Haïtiennes ont été au rendez-vous.

En 2012, Kristelle Holliday fait son entrée dans la compagnie à titre de directrice générale.

Entre 2012 et 2014 deux autres projets de création se sont développés : Mutation, sans le cadre des Jeux du Québec à Sherbrooke et Voyage Identitaire, avec les Sociétés Culturelles au Nouveau-Brunswick.

2005-2007

En 2005 Angèle Séguin retourne en République démocratique du Congo à l’invitation de l’institut National des Arts et de l’Ambassade du Canada à Kinshasa. En plus d’offrir une autre formation sur le théâtre-forum à des artistes congolais, avec l’aide d’Oxfam-Québec elle se rend dans des trois camps de réfugiés où elle amorce sa recherche pour une nouvelle création, Jusque dans la peau, nous sommes ensemble. Lecture. Salle Maurice-O’Bready du Centre culturel de l’Université de Sherbrooke. Mai 2006.

La même année, au retour du Congo, Angèle Séguin et Sylvia Rolfe, directrice des liens avec la communauté, partent pour une résidence avec le Théâtre l’Artifice en France. Elles aspirent alors à ce que les échanges avec le directeur artistique Christian Duchange, et toute son équipe, contribuent à leur ouvrir de nouvelles perspectives qui leur permettra, chacune à leur manière, d’explorer d’autres façons de créer et d’engager avec la collectivité.

C’est lors de cette résidence qu’Angèle Séguin prend son inspiration pour créer ce qui deviendra La Grande Cueillette des Mots (GCM). Dès son retour au Québec elle forme son équipe artistique avec qui, en 2006, elle débutera sa recherche pour développer un nouveau processus dramaturgique et scénographique. À partir du travail de réseautage mis en place par Sylvia Rolfe, plus de 700 écrivant.e.s  participeront à l’écriture au premier carnet de parole. Suivra la condensation des textes qui mènera à sa première création La Grande Cueillette des Mots, c’est pas des paroles en l’air, produite par le Théâtre des Petites Lanternes en juin 2007. Le mois suivant, Angèle Séguin est invitée par l’organisation internationale IDEA (International Drama and Education Association) à se rendre à Hong Kong pour offrir une conférence et divers ateliers de travail à des artistes du croisant asiatique à propos de La Grande Cueillette des Mots.

Depuis 2007, le Théâtre des Petites Lanternes est installé au Centre des arts de la scène Jean-Besré à titre de compagnie résidente aux côtés de 6 autres compagnies cofondatrices.

2002-2004

L’année 2002-2003 a été consacrée à la recherche et à l’écriture de la prochaine création. Après avoir rencontré différents groupes d’hommes de divers milieux l’auteur, Gilles-Philippe Pelletier, écrit le texte de Comme un seul homme. La pièce traite de différentes réalités propres à trois générations d’hommes d’une même famille. La mise en scène est signée René Lefebvre. La première a eu lieu à Sherbrooke, le 11 février 2004 à Sherbrooke.

Entre 1999 et 2003, simultanément à la tournée de la pièce Les Lanternes oubliées ou Allégorie d’une planète en quête de Lumières (LLO), six courtes capsules de 15 minutes sont extraites de l’œuvre originale et présentées en formule théâtre-salon. À la suite d’une tournée qui s’est étendue entre 1999 à 2005, la pièce terminera sa diffusion en France, en 2006. Elle sera reprise en novembre 2023 en lecture publique, afin de souligner le 25e anniversaire de la compagnie.

En 2002 débutent les premières collaborations internationales. Angèle Séguin est invitée à Kinshasa en RDCongo par l’Atelier-Théâtr’actions pour diriger une création théâtre-forum avec des artistes de 17 troupes professionnelles. La pièce Tokombola, qui porte sur la thématique de la salubrité, a fait l’objet d’une présentation au Théâtre National.

Depuis 2001, avec le soutien de la Fondation Lucie et André Chagnon dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal, le Théâtre des Petites Lanternes initie une série de « Résidences — ateliers — théâtre » avec le Centre Le Perlier dans le cadre d’un programme d’insertion professionnelle de femmes en situation de pauvreté. En s’inspirant de cette expérience, deux nouvelles résidences-ateliers-théâtre verront le jour : Femmes en Mouvement à Magog en 2003 et Projet TERRE pour les femmes immigrantes avec le Centre Saint-Michel à Sherbrooke de 2006 à 2012.

1998-2001

Le Théâtre des Petites Lanternes voit le jour en 1998 à Sherbrooke sous l’initiative de l’autrice et metteuse en scène Angèle Séguin. Réunissant des talents artistiques et des esprits issus de divers milieux sociaux, le Théâtre des Petites Lanternes est né de la nécessité d’établir un espace de création propice au développement de la pièce « Les Lanternes oubliées ou Allégorie d’une planète en quête de lumière », pour lequel la démarche nécessitait un environnement intégrant la recherche-création à la participation citoyenne. À ses yeux, chaque voix, qu’elle soit artistique ou citoyenne, revêt une importance capitale en éclairant de manière essentielle les mouvements créatifs de la compagnie. C’est de cette vision de la démarche de création qui a inspiré le nom Théâtre des Petites Lanternes. Le 10 novembre 1999, la compagnie lève le rideau sur sa première création « Les Lanternes oubliées ou Allégorie d’une planète en quête de lumière » une œuvre signée Angèle Séguin qui en signe également la mise en scène. Entre 1998 et 2012, Angèle Séguin occupera à la fois le poste de directrice artistique et de directrice générale.
Entre 1999 et 2017, parallèlement à ses Grandes Créations, le théâtre-forum occupe aussi une place importante dans la compagnie. Plus d’une trentaine de courtes
cocréations se développent avec cette formule interactive. Le Théâtre des Petites Lanternes souhaite ainsi faire de l’objet théâtral un espace de dialogue et de recherche de solutions accessible à tous ceux et toutes celles qui voit dans le théâtre un moyen pour transformer collectivement des perceptions et des préjugés.

L’HUMAIN AU CŒUR DE NOS CRÉATIONS